Dans les années 1980, la Procureur de la République de Palerme, et le juge d’instruction Giovanni FALCONE arrivent à convaincre un ancien personnage de pointe de la Mafia sicilienne, Tommaso BUSCETTA (surnommé Don MASINO) à parler. A partir de sa confession commence l’époque des grands procès de Mafia. Des succès judiciaires appréciables seront enregistrés seulement grâce au recours systématique aux "repentis" c'est à dire aux mafieux délateurs, lesquels permettront aux enquêteurs de pénétrer à l’intérieur de l’organisation de la Cosa Nostra.
La seconde fois, où la Mafia recule, dans l'histoire sicilienne, c'est à ce moment là, grâce au travail du juge anti-mafia FALCONE. Pour lui, la relation d’échange, entre Mafia et entreprise, démontre qu’entre protection, médiation et coparticipation existe un continuum.
En 1982 le Sénat italien adopte la loi “Torre-Rognoni”, qui introduit dans le Code Pénal deux nouveaux délits : “l’association mafieuse” et la “concurrence illicite avec violence”. La nouvelle loi donne également la possibilité de lever le secret fiscal et bancaire pour les enquêtes et introduit les interrogatoires à huis clos pour favoriser les repentis.
Par ailleurs, le juge FALCONE innove dans les méthodes d’investigation. Il s’intéresse particulièrement aux comptes bancaires et aux opérations de change afin de repérer les mouvements d’argent sale. Il travaille en collaboration avec les services américains pour la répression du trafic de stupéfiants, et exploite largement les révélations des repentis.
Les premières défaites judiciaires de la mafia et "l’implosion" du système des partis conduiront Cosa Nostra à chercher de nouveaux référents politiques, ceux qui avaient été utilisés jusque là n’apparaissant plus en mesure d’assurer "l’ajustement" des procès et la distribution de financements publics.