Les enquêtes du Magistrat Ferdinando IMPOSIMATO permettent de fragiliser la Mafia. L’efficacité des méthodes d'investigation, des juges antimafia Paolo BORSELLINO et Giovanni FALCONE, est démontrée par la mort de ceux-ci, en 1992. La Mafia continuant de chercher à donner la preuve que sa force n’est pas diminuée, commet des attentats à Rome, Florence et Milan : c’est une déclaration de guerre à l’État.
Le 21 juillet 1992, lors de l’enterrement de Giovanni FALCONE (ayant réuni 15 000 personnes à Palerme) de violentes manifestations éclatent.
Le 27 juillet 1992, Giovanni LIZZIO, chef de la cellule anti-racket de Catane, est abattu à son tour.
Récemment, un vaste mouvement d'opposition (dit "antimafia") s'est déclenché en Italie, à la suite des opérations terroristes (attentats à l'explosif) dirigées contre les juges antimafia Paolo BORSELLINO et Giovanni FALCONE. Face à une opinion publique révulsée par tous ces attentats odieux, le pouvoir politique est contraint de réagir.
Du 28 juillet 1992 au 8 juillet 1998, l'État lance en Sicile, l'Opération militaire "Vespri Siciliani" (Vêpres Siciliennes) :
L'opération représente la première intervention de grande envergure, pour le maintien de l'ordre public, effectuée par les Forces Armées pendant l'après guerre.
Cela se fait en réponse, au haut niveau de qualité, des attentats contre Paolo BORSELLINO et Giovanni FALCONE, qui a confirmé la force et la détermination de la classe dirigeante de la Mafia, qui a eu l'effet de réveiller la conscience nationale, et de nécessiter une rapide réaction de l'État, en montrant sa présence en Sicile, et son contrôle du territoire.
Des chasseurs alpins, contrôlent du haut des immeubles, la zone à proximité du Palais de Justice de Palerme. Le Gouvernement prend ainsi la décision d'utiliser de manière importante l'Armée Italienne, lui assignant de concourir par la militarisation de l'île, à des actions de dissuasion, et à la surveillance d'objectifs d'intérêt particulier, habituellement attribuées aux Forces de l'Ordre normales. La présence de militaires en armes a eu une influence bénéfique en terme d'ordre et de sécurité des grandes villes siciliennes.
Le 7 août 1992, un décret-loi anti-Mafia permet d’accélérer les procédures juridico-policières et accorde des pouvoirs exceptionnels aux magistrats engagés dans la lutte contre le crime organisé.
Dès le 6 septembre 1992, l’un des chefs de la Mafia, Giuseppe MADONIA, est appréhendé et d’autres arrestations suivent. "Mani Pulite" (Mains Propres) conduite par des juges anti-corruption, permet la régénération du système politique italien. La justice peut ainsi marquer des points décisifs contre la Mafia.