La seconde fois, où la Mafia recule, dans l'histoire sicilienne, c'est à ce moment là, grâce au travail du juge anti-mafia FALCONE. Pour lui, la relation d'échange, entre Mafia et entreprise, démontre qu'entre protection, médiation et coparticipation existe un continuum.
En 1982 le Sénat italien adopte la loi "Torre-Rognoni", qui introduit dans le Code Pénal deux nouveaux délits : "l'association mafieuse" et la "concurrence illicite avec violence". La nouvelle loi donne également la possibilité de lever le secret fiscal et bancaire pour les enquêtes et introduit les interrogatoires à huis clos pour favoriser les repentis.

Les premières défaites judiciaires de la mafia et "l'implosion" du système des partis conduiront Cosa Nostra à chercher de nouveaux référents politiques, ceux qui avaient été utilisés jusque là n'apparaissant plus en mesure d'assurer "l'ajustement" des procès et la distribution de financements publics.